Les médicaments qui font monter la glycémie, et le cas des stéroïdes
Stéroïdes, antipsychotiques, diurétiques, décongestionnants et autres peuvent faire monter la glycémie. À quoi s'attendre, et le piège du sevrage.
Certains médicaments font monter la glycémie, le plus souvent en rendant l'insuline moins efficace. Cette page présente les plus courants et explique pourquoi les stéroïdes méritent une attention particulière. Aucun de ces médicaments n'est une raison de refuser un traitement dont vous avez besoin : ce sont des raisons de prévoir le changement, et de demander quoi faire avant de commencer.
Les plus courants
Certains antipsychotiques. Surtout l'olanzapine et la quétiapine. Ils rendent l'insuline moins efficace.
Diurétiques thiazidiques. L'hydrochlorothiazide et ses proches parents, souvent prescrits pour la pression artérielle.
Décongestionnants. La pseudoéphédrine, vendue sans ordonnance dans les produits contre le rhume et la sinusite. Elle se cache souvent dans des produits combinés : lisez la liste des ingrédients.
Bêtabloquants. Ils font monter la glycémie un peu — mais surtout, ils masquent les hypoglycémies, ce qui compte davantage. Voir la page sur les médicaments qui abaissent la glycémie ou masquent une hypo.
Contraceptifs hormonaux. Ils peuvent modifier la façon dont votre corps gère le glucose. Surveillez vos chiffres de près pendant les premiers cycles.
Certains médicaments contre le VIH. Les inhibiteurs de la protéase, en particulier, sont associés à une glycémie plus élevée.
Médicaments contre le rejet de greffe. Le tacrolimus et la cyclosporine font monter la glycémie, et on ne peut habituellement pas s'en passer. Le plan consiste alors à ajuster l'insuline en conséquence.
S'il vous plaît, ne lisez pas cette liste comme une liste de médicaments à éviter. Des gens cessent un médicament nécessaire après avoir lu une liste comme celle-ci, et c'est pire qu'une semaine de chiffres plus élevés. Mieux vaut demander, au moment de la prescription : « Est-ce que ça va faire monter ma glycémie, et que devrais-je faire avec mon insuline? »
Les stéroïdes méritent leur propre section
Un court traitement de prednisone pour une infection pulmonaire, ou une seule injection de cortisone dans un genou, peut doubler vos besoins en insuline pendant des jours. La plupart des gens ne sont jamais prévenus.
La prednisone, une fois le matin
La hausse commence environ quatre heures après la dose et peut durer douze heures. Le portrait typique : un matin normal, un après-midi et une soirée élevés, puis un meilleur réveil. Connaître ce profil vous aide, vous et votre équipe, à planifier où placer l'insuline supplémentaire.
La dexaméthasone
La dexaméthasone agit de douze à trente-six heures : elle couvre donc aussi la nuit. Il n'y a pas de moment calme dans la journée où son effet s'estompe.
L'injection compte aussi
Une injection dans une articulation, dans la colonne ou dans la peau, c'est une dose de stéroïde. Les gens n'en parlent souvent pas parce que ça ne venait pas dans un flacon — mais la glycémie peut monter tout autant. Dites « J'ai le diabète de type 1 » dès qu'on vous propose un stéroïde, y compris un ou une physiothérapeute ou un chirurgien ou une chirurgienne.
Appelez votre équipe dès la prescription
Appelez votre équipe de soins en diabète quand un stéroïde vous est prescrit — pas après trois jours de glycémies élevées. Ajuster l'insuline pour un traitement aux stéroïdes, c'est un changement planifié, et les équipes en font tout le temps. En appelant tôt, vous obtenez un plan pour la hausse et pour le sevrage, au lieu de courir après des chiffres qui ont déjà grimpé.