Les mythes sur l'alimentation, et ne pas jouer à la police du diabète
Cinq idées reçues sur le type 1 et l'alimentation, pourquoi elles sont fausses, et de meilleures phrases pour la famille et les amis.
La plupart des remarques maladroites sur le type 1 et l'alimentation partent d'une bonne intention. Cette page s'adresse à la famille, aux amis et aux proches aidants : cinq idées reçues et ce qui est vrai, pourquoi surveiller l'assiette de quelqu'un se retourne contre tout le monde, et quoi dire à la place.
Cinq choses qu'on entend encore
« Elle n'a pas le droit au sucre. » Oui, elle a le droit, avec de l'insuline pour le couvrir. Le sucre est un glucide comme un autre; il arrive seulement plus vite.
« Les fruits sont trop sucrés. » Les fruits, on les compte, on ne les évite pas. Le fruit entier apporte des fibres et agit plus lentement que le jus qu'on en tire.
« J'ai acheté les produits pour diabétiques. » Les produits « pour diabétiques » sont une catégorie de marketing, pas une catégorie médicale. Ils coûtent généralement plus cher et ne sont souvent pas plus faciles à doser.
« Sans sucre ajouté, donc pas de problème. » Sans sucre ajouté ne veut pas dire sans glucides. Les polyalcools comptent quand même, et en grande quantité, ils dérangent l'estomac.
« Une glycémie élevée, c'est qu'il a triché. » C'est celle-là qui mérite qu'on s'y arrête. Les chiffres bougent avec la maladie, le stress, le sommeil, les hormones, la chaleur et la pizza de la veille. Une lecture, c'est de l'information, pas un jugement sur le caractère de quelqu'un.
Ne jouez pas à la police du diabète
« Es-tu sûr que tu devrais manger ça? » n'aide jamais, pas une seule fois. La personne a de l'insuline. Elle calcule sa dose. Et elle a déjà entendu la question quelques centaines de fois.
Tourner autour et commenter n'améliore les chiffres de personne. Ce que ça fait, c'est pousser la personne à cacher des choses, et c'est comme ça qu'un ado arrête de parler de ses hypoglycémies.
C'est une maladie qu'on gère à chaque repas, pour la vie. La surveillance épuise les gens plus vite que la maladie elle-même.
Si les proches aidants ne retiennent qu'une chose de toute cette section, que ce soit celle-là. Ce sont les bonnes intentions qui causent la plupart de ce qui est décrit ici.
Changez la phrase
| Au lieu de… | Essayez… |
|---|---|
| « T'as l'air en hypo. » | « As-tu vérifié ta glycémie? » |
| Lui tendre quelque chose en espérant que ça aide | « De quoi as-tu besoin? » |
| « As-tu le droit de manger ça? » | « Je sers le souper à 7 h. » |
| Ne rien dire du tout | « Il y a du jus dans le frigo. » |
Savoir où se trouve le sucre rapide vaut plus que n'importe quelle surveillance de ce qu'il y a dans l'assiette. La page sur l'hypoglycémie, l'alcool et les jours de maladie indique ce qui compte comme sucre rapide, et ce qui ne compte pas.